Le Gouvernement a annoncé ce 2 décembre une amélioration du remboursement de l’audioprothèse. L’Unsaf a été entendu : de longue date, le syndicat des audioprothésistes avait fait des propositions pour diminuer le reste à charge moyen, actuellement de 1000€ par oreille chez l’adulte. Cette mesure doit s’accompagner d’une rénovation de la réglementation de l’audioprothèse afin de maintenir le haut niveau de satisfaction des déficients auditifs équipés de notre pays, le meilleur d’Europe, et de faire cesser les pratiques trompeuses.
Actualités du SDA
01.12.2016 Communiqué « L’Unsaf salue la parution d’une étude de l’Assurance maladie sur l’audioprothèse »
L’Assurance maladie vient de publier une première étude sur le marché de l’audioprothèse. Pour la première fois, des chiffres officiels confortent les données avancées à de nombreuses reprises par l’Unsaf. Ils donnent à voir la réalité d’un secteur devenu crucial au regard du vieillissement de la population et démontrent, à travers les données de renouvellement, l’intérêt médico-économique de la facturation forfaitaire de l’équipement et de l’accompagnement. De plus, cette étude permet d’en finir avec les idées reçues sur le secteur et constitue le socle attendu pour engager un travail constructif avec l’Assurance maladie pour améliorer la prise en charge de l’audioprothèse par le régime obligatoire.
L’étude de l’Assurance maladie « Le marché de l’audioprothèse en 2015 »
14.11.2016 Communiqué Cna-Synam-Synea-Unsaf : « Bonnes pratiques en audioprothèse : la profession s’engage ! »
Pour la première fois, l’ensemble de la profession a décidé de formaliser et de promouvoir les « 10 engagements de l’audioprothésiste » en direction des patients. Cette charte de bonnes pratiques constitue une étape essentielle du travail que la profession est déterminée à mener afin de donner davantage de visibilité à sa démarche qualitative et déontologique. Elle illustre aussi la vérité d’un métier trop souvent injustement dénigré.
13.10.2016 Communiqué « Rattrapage du remboursement de l’audioprothèse par la Sécurité Sociale : l’idée avance, l’UNSAF prête à agir »
La ministre de la Santé a évoqué le 11 octobre dernier la nécessité d’une « réflexion » à une « prise en charge améliorée » de l’audioprothèse. Une enveloppe de 100 millions d’euros en année pleine permettrait de diviser par deux le reste-à-charge moyen des adultes, actuellement d’environ 1 000 € par oreille. Si toutes les personnes malentendantes susceptibles d’être appareillées l’étaient effectivement, on économiserait entre 1,7 et 2,1 milliards d’euros de soins.
04.10.2016 Communiqué « Réseaux de soins : l’UNSAF réclame leur évaluation publique conformément à la loi »
Les résultats, sans nuances ni démarche contradictoire, de « L’Observatoire citoyen des restes-à-charge » illustrent la partialité de cette structure sous l’influence de Santéclair. L’UNSAF, qui constate la dégradation de la qualité et de l’information en audioprothèse sous l’action des réseaux de soins, réclame leur évaluation sérieuse par les Pouvoirs publics, comme le prévoit d’ailleurs la loi. L’UNSAF rappelle également l’impérieuse nécessité d’imposer une négociation directe entre syndicats et complémentaires santé.
04.07.2016 Communiqué « L’UNSAF s’engage pour valoriser la qualité des pratiques des audioprothésistes »
Les enjeux de santé publique de l’audioprothèse ne font plus débat. Dans ce contexte, et pour contribuer à promouvoir une profession aux contours mal connus, l’UNSAF a engagé une action de valorisation de la qualité et des bonnes pratiques. La première charte des bonnes pratiques en audioprothèse à destination des patients est maintenant disponible. Le Ministère de la santé va être sollicité afin d’aboutir à un décret définissant les règles de bonnes pratiques professionnelles. Afin qu’une étude et une prévision des besoins en termes d’effectifs de la profession puissent être établies, l’ONDPS sera sollicité.
Ces trois initiatives démontrent la volonté de l’UNSAF et des audioprothésistes, d’encadrer et de valoriser la qualité. Elles constituent une contribution positive pour la satisfaction des patients, au moment où la situation commande aux pouvoirs publics de revaloriser les niveaux de remboursement.